L’école tire à sa fin. L’idée de vivre davantage de situations conflictuelles à la maison avec vos enfants vous effraie? Sachez que vous n’êtes pas seul dans cette situation… Mais s’il était possible d’avoir du plaisir en famille cet été…et ce sur une base quotidienne, seriez-vous prêt à faire les choses différemment? Alors parlons-en!
D’abord, prenons conscience du rôle que nous occupons tous les jours pendant l’année scolaire: éducateur, dans le but de bien éduquer nos enfants. Avec la meilleure intention du monde, nous veillons à ce qu’ils réussissent à l’école, qu’ils soient polis, gentils, respectueux, mais aussi bien nourris, reposés, portés à faire de l’activité physique, etc. Dans le fond, nous cherchons de façon inconsciente à ce qu’ils soient acceptés dans notre société qui, avouons-le, est toujours plus exigeante. Mais sommes-nous bien dans ce rôle? Cette attitude éducative, souvent trop rigide, nous appartient elle? Est-ce que le fait de prendre le rôle d’éducateur sans arrêt mine la relation avec notre enfant? Évidemment, vous seul connaissez la réponse. Mais pour vous aider à ce petit exercice d’introspection, permettez-moi de vous raconter comment j’ai pris conscience que le rôle que je jouais auprès de mes enfants n’était pas le seul que je voulais tenir.

Tout a commencé quand j’ai dû admettre que ce que je croyais facile, ne l’était pas. Quand j’ai eu mes enfants, je lisais sur les sujets que je croyais nécessaire tel que l’alimentation et le sommeil. Je me disais : « Il est normal d’écouter les spécialistes pour les choses pratico-pratique, tandis que sur l’éducation, je n’ai pas de besoin, j’ai reçu une bonne éducation, je vais faire pareil avec quelques ajustements ». Mes enfants ont grandi et ont fini par me prouver le contraire. Non seulement ma fille de 6 ans ne faisait pas encore ses nuits, et ce, malgré tous les bons outils proposés, mais voilà que plus rien n’allait au niveau des comportements. Mes enfants refusaient de collaborer, s’opposaient à toute nouvelle expérience culinaire, participaient difficilement aux activités sportives, avaient un langage inadéquat, etc. Je réalisais que j’étais loin des objectifs que je m’étais fixés. Je remettais en doute mon rôle de parent… De plus, mes enfants me disaient souvent des phrases telles que: « Tu ne ris jamais maman! » ou « T’es jamais contente! ». Ces paroles flottaient dans ma tête, sans trop savoir ce que je pouvais en faire. Je savais pourtant qu’ils avaient raison, je ne plaçais pas le bien-être et la joie dans ma liste de priorités.

Puis, on m’a proposé le modèle éducationnel Enfant Mode d’Emploi qui bien qu’ayant des règles et des conséquences claires: propose que 80% du temps, nos interventions soient de nature positive, validantes et bienveillantes. « 80% du temps? », avais-je répondu estomaquée. Avec l’outil enseigné, j’ai pu arriver à m’observer parler à mes enfants pour réaliser que mes interventions étaient négatives la majorité du temps… Je venais de prendre conscience d’un gros morceau de notre problématique familiale. Dans cette même période, je lisais le livre « L’Esprit dispersé » du médecin Gabor Maté sur les troubles de l’attention. Plusieurs passages m’interpellaient. Il m’aidait à comprendre comment j’étais arrivée à prendre le rôle du parent « éducateur » à temps plein. Je cite :

« Il y a des choses que je souhaiterais ne pas avoir faites durant les premières années de vie de mes enfants, mais je regrette encore plus ce que je n’ai pas fait: (…) J’aurais aimé savoir comment me donner le droit de me détendre, de me débarrasser des impulsions qui me menaient et de profiter pleinement des merveilleuses petites personnes qu’ils étaient. »

Profiter pleinement de leur présence, apprécier leur côté enfant, entrer réellement dans leur monde, s’amuser comme des petits fous avec eux c’est possible et même essentiel à nos épanouissements respectifs. Je crois qu’une merveilleuse façon d’y arriver est de se connecter avec notre cœur. Notre cœur d’enfant qui permet de rendre les interventions plus bienveillantes. C’est aussi lui qui nous permet de voir les choses avec une perspective plus positive. Seulement le cœur peut voir que derrière un enfant qui ne veut pas se coucher le soir, se trouve souvent un enfant qui s’est ennuyé de son parent et qui réclame ainsi son attention.

Cet été, n’ayez pas peur de vous laisser aller avec votre enfant qui ne demande que de vous amener dans son petit monde à lui, dans le plaisir, pour vous faire du bien. Vous réaliserez que de rire, de lâcher prise sur les conventions et notre rôle « d’éducateur » pour avoir plus de temps pour aller au parc, jouer dans la piscine ou jouer à la cachette procure le plus grand bien, non seulement à vous et à votre enfant, mais aussi à ceux qui vous entourent. Ainsi, non seulement vous obtiendrez des moments inoubliables, mais vos relations en famille se verront facilitées!

Elise Larouche

 

Vous êtes d’accord avec le concept de se sentir bien avant de vouloir éduquer votre enfant? Vous êtes prêt à tenter un nouveau rôle auprès de votre enfant, vos étudiants ou vos petits patients? Pourtant vous n’arrivez pas à vivre au quotidien selon ces aspirations. Enfant Mode d’Emploi vous accompagne concrètement dans l’apprentissage de cette nouvelle langue, celle du cœur. Celle-ci vous guidera directement vers votre bien-être et augmentera ainsi votre capacité d’apprécier grandement la présence des enfants. Vous pourrez dire vous aussi « Enfin, je sais quoi faire! »

Est-ce que vos voisins, vos amis sont des familles fonctionnelles?

J’allais écrire «est-ce que vous faites partie d’une famille fonctionnelle?» Une aide à la rédaction me dit, «Tu ne peux pas écrire cette question, les gens vont s’offusquer et se fermer à la suite…»  Alors je fais un petit détour pour vous garder réceptif 😉
Est-ce que vous trouvez que vos voisins, votre sœur, votre bonne amie ont des relations fonctionnelles avec leurs enfants, leur conjoint?
Bonne question! mais qu’est-ce qu’une famille fonctionnelle? Voici une bonne définition.
« Une famille fonctionnelle est un foyer où l’enfant développe les aptitudes pour fonctionner émotivement » Terence T. Gorksi.
Oui,  quand on sait fonctionner émotivement, gérer ses émotions, nous sommes à notre plein potentiel et prêt à s’adapter à toutes situations.
Et pourtant, peu de personnes en sont là, nous sommes plutôt en chemin n’est-ce pas? On apprend à se gérer, à 30, 40 ou même 50 ans. Alors si nous sommes constamment en apprentissage pourquoi exigeons-nous des enfants qu’ils sachent se gérer? Qu’ils ne crient pas, qu’ils ne se battent pas? Loin de moi l’intention de valider ses actions mais en tant qu’adultes, comprenons que quand je perds les pédales et que je cris après mon conjoint, une réaction comme « Arrête de faire ça immédiatement » ou l’impatience de l’autre ne m’apaisent jamais et ne m’indique pas la bonne chose à faire.  Réalisons que c’est seulement l’accueil inconditionnel de l’autre et le temps qui réussissent à m’apaiser et à agir de façon adéquate. Pourquoi, si c’est bon pour nous, n’offrons nous pas ces conditions affectives à l’enfant?

Voici la principale raison : même avec cette belle intention, on ne sait pas comment agir différemment dans le feu de l’action car nous sommes sous l’emprise des émotions.

Gabor Maté explique bien la chose ici:
« Nous sommes si habitués à associer nos sentiments aux actions d’une autre personne que nous assimilons difficilement le concept que les autres personnes ne sont pas la cause de nos réactions. La confusion est normale. Lorsque nous étions de très jeunes enfants, les autres personnes nous ont fait nous sentir comme ceci ou comme cela, selon la façon dont ils nous traitaient. Si cette façon de réagir demeure vraie dans la vie adulte elle indique que l’autodiscipline n’a pas réussi à se développer. Prenons l’exemple de la façon dont je réagi si quelqu’un, accidentellement m’écrase les orteils dans un autobus. Je puis régir poliment ou avec rage, ou encore ne rien dire, si je suis timide. Bien que le stimulus soit le même dans chaque cas, la réaction variera non pas en raison du stimulus, mais de mon état d’esprit. On ne peut donc pas dire que le stimulus a causé la réaction.

Le parent qui réussit à observer soigneusement reconnaîtra que l’enfant ne cherche pas à compliquer les situations, mais que le degré d’anxiété que les actions de l’enfant déclenchent est la véritable cause de la réaction du parent. Lorsque l’enfant se conduit mal, le parent devrait réagir avec curiosité en essayer de comprendre le sens profond du geste posé par l’enfant. Afin d’y réagir en parent efficace ».

Nous sommes tous d’accord avec ce qui est écrit ci-dessus. Pourtant, l’appliquer est souvent une autre histoire car nos émotions viennent perturber notre raison et des actions et paroles non désirées en découlent. Ensuite, les remords font surface…

Vous voulez devenir ce parent ou cet enseignant compréhensif, patient et aimant qui a toujours le bon mot, la bonne attitude? Vous voulez devenir un modèle d’adulte fonctionnel pour les autres? Chez Enfant Mode d’Emploi, nous vous outillons pour changer votre attitude, nous vous guidons pour que deveniez l’éducateur que vous espérez être. Peut-être êtes-vous fonctionnel dans la majeure partie de vos interactions avec l’autre mais que certaines personnes comme des collègues de travail, certains enfants vous font perdre vos moyens. Les formations sauront vous guider pour toutes les situations. ENFIN VOUS SAUREZ QUOI FAIRE, quand vous ne savez pas quoi faire…

Au plaisir de vous voir ou revoir dans une prochaine formation.

16 juin à Ste-Thérèse

Voici un témoignage de maman

«Il y a un an, Mélanie et enfant mode d’emploi entraient dans ma vie. Participer à cette formation est le plus beau cadeau que j’ai pu me faire. J’aime mes enfants de tout mon cœur et bien que je leur disais, mes exigences et mes paroles leurs envoyaient parfois un autre message. Voici un exemple. Avant la formation, je demandais gentiment et doucement tous les soirs à mon fils de sept ans à l’époque de ranger son sac, ses bottes, son manteau, défaire sa boîte à lunch en arrivant de l’école. Il avait à peine mis les pieds dans la maison que je le bombardais avec mes demandes et que je le faisais sentir inadéquat. En suivant la formation, j’ai pris conscience que si je répétais tous les jours la même chose depuis six mois et qu’il n’y avait pas de changement, peut-être que je n’avais pas la bonne technique. J’ai donc passé par la période d’implantation (retrait des demandes) et gérer les retours d’école seulement avec les Rappels.  À la phase 2, j’ai choisi de ne pas mettre le ramassage des vêtements dans mes règles de maison. Ainsi, pendant un an je l’ai fait moi-même. Au départ les rappels étaient nécessaires, mais ensuite c’est installé en moi la bienveillance qui spontanément me faisait voir ce qu’il faisait de bien même s’il ne ramassait pas ses choses en arrivant de l’école. Parfois, j’ai demandé des petits services, car j’étais malade ou trop fatiguée, mais généralement, c’est moi qui les ramassait. L’autre soir, alors que je ramassais son sac et son manteau, mon fils m’a vu et il a littéralement figé en me regardant, il m’a dit : « Maman, je veux te dire que je suis content que tu sois ma mère et que tu sois dans ma vie, merci d’être là. Je me trouve chanceux d’avoir une mère comme toi parce que tous les soirs tu ramasses mon bordel sans rien dire. » Je l’ai pris dans mes bras, je l’ai remercié de ces merveilleuses paroles et je lui ai dit que je le faisais parce que je l’aime et que ça me faisait plaisir. La magie venait d’opérer. Le lendemain, il est arrivé de l’école et il a rangé ses choses sans que je ne demande rien et depuis, il le fait très régulièrement. Je suis si heureuse, oui que mon enfant ramasse ses choses, mais mon bonheur est bien au delà de ça. Il s’agit de la puissance de l’amour qui nourrit la relation avec mes enfants et qui amène une réelle collaboration.

Merci infiniment EME.»

Si, comme cette maman, vous avez envie de comprendre et apprendre de nouvelles techniques pour changer vos situations su quotidien, inscrivez-vous sans tarder à notre formation Enfin Je Sais Quoi Faire!

L’Halloween est l’une des fêtes les plus appréciées des enfants, et même souvent des parents.  Par contre, elle peut paraître moins agréable lorsque sa célébration tombe en plein milieu de la semaine comme nous l’avons vécu cette année.  Pourtant, comme on l’enseigne chez EME tout est une question de perspective… Je vous invite à lire le scénario qui suit et vous comprendrez pourquoi nos quotidiens se déroulent principalement en fonction des émotions que nous vivons, nous les parents.

Nous sommes dans la routine du matin de l’Halloween et les enfants doivent se costumer pour aller à l’école.  Ma fille, qui accorde tant d’importance à cette journée, reste là, à la table. Elle rêvasse et dessine, question de vivre pleinement sa créativité du moment présent. Elle ne semble pas envisager qu’une situation de stress nous guette et que le reste du matin puisse dégénérer en crise émotionnelle!  Pendant ce temps, vous l’aurez devinez, le temps passe. Et je vous jure que pour une raison qui m’échappe, le temps passe plus vite chez-moi que nul part ailleurs!!

Il nous reste tout au plus 15 minutes avant l’heure du départ pour l’école.  Je sens la tension monter en moi, mes muscles se crispent, je m’agite sur ma chaise, ma respiration devient superficielle.  Avant même d’en prendre conscience, des pensées et des peurs surgissent de partout dans ma tête…”on va être en retard”, “elle n’aimera pas ses cheveux et son costume”, “on aura droit à une crise c’est certain, c’est toujours comme ça que ça se termine”. Bref, je suis déclenchée… Et c’est sur cette dernière phrase qu’un drapeau blanc vient éclaircir mes pensées. Stop!  “RAPPEL”… “RAPPEL”… Et je fais les 3 étapes. Mes contractions musculaires disparaissent, ma respiration reprend un rythme calme. Je relâche l’anse de ma tasse de café qui devient soudainement réconfortante. Je réalise qu’il n’y a pas d’état d’urgence, ma fille ne prend même pas l’autobus ce matin! Je me tourne vers elle et je constate les magnifiques illustrations de femmes qu’elle est en train de dessiner à main levée.  Je la complimente, elle me regarde avec un beau sourire de fierté : nous sommes bien. Je lui rappelle que nous devons maintenant nous préparer. Et là, à ma grande surprise, la magie continue d’opérer. La collaboration et la simplicité sont au rendez-vous.

Elle enfile le costume créé il y a plusieurs semaines, qui trainait dans le fond du garde-robe.  Elle ajoute quelques accessoires pour rehausser son allure de zombie et entame l’élément crucial et critique selon moi:  les cheveux. J’insiste sur cet élément de l’histoire, car il résonne très fort dans ma tête. Je réalise que c’est probablement une des sources de mon déclenchement dans l’histoire.  Être satisfaite de mes cheveux, peu importe la situation, a toujours été un but inatteignable pour moi, et une source de stress. Donc, quand je me retrouve dans un contexte similaire, je projette que cette personne aille les mêmes appréhensions que moi. J’arrive même à ressentir la frustration qui m’habitait lorsque j’étais petite devant le miroir.  Je n’arrivais pas à être contente de ma “peignure”!

Grâce à ce bon “RAPPEL”, je poursuis mes préparatifs sans trop m’attarder à mon petit zombie.  Et c’est à ce moment qu’elle apparaît dans le vestibule toute prête, cheveux entremêlés à son goût, maquillage et taches de sang improvisées qu’elle me montre avec fierté, bref, elle est vraiment satisfaite de son costume! Pour elle, tout est parfait… C’est moi qui avait des attentes élevées vivant ainsi la pression qui y était rattachée.

Aussi simplement que ça, nous partons pour l’école de bonne humeur comme une journée ordinaire.  Pour moi, c’était loin d’être un matin ordinaire… Je venais de bien comprendre l’idée de la théorie enseignée par EME : le cerveau est une machine à reproduire ce qu’elle a déjà vécu. Lorsqu’un contexte similaire se présente à nous, des réactions programmées d’avance, des “pattern” se produisent tout seuls de façon inconsciente. La machine est prête à faire comme avant, comme les autres matins d’Halloween que nous avons connus, comme les autres fois où des cheveux étaient en cause. Ces “pattern” qui nous habitent depuis notre enfance, se logent dans notre mémoire implicite, prêts à faire surface aussitôt qu’un élément d’un contexte connu surgit.  Et bien ce matin, j’ai eu la preuve que nous jouons un rôle important dans la création des “pattern” de nos enfants. Nous sommes les metteurs en scène de la vie présente de nos enfants, mais également de leur vie future. Pouvons-nous changer? Pouvons-nous effacer ces “pattern”? Je peux vous répondre que oui! Prenez conscience de ce que vous vivez, accueillez vos pensées, faites-vous des “RAPPELs”. Faites-vous du bien dans le moment présent, dans le même contexte. De cette façon, le cerveau peut programmer une nouvelle réponse à un ancien contexte. C’est une garantie de moments présents agréables, de futurs merveilleux pour vos enfants, car sa vie aura démarré avec les “bons pattern”.

Une mère pleine d’espoir…  

Le corps et le cerveau des enfants ont besoin de bercements pour grandir
L’équilibre émotionnel a besoin d’un autre équilibre pour se construire: celui du corps!

Quand j’ai commencé à m’intéresser aux problèmes de développement ainsi qu’aux approches de traitements, je suis tombée par tout hasard sur un document écrit par une infirmière spécialisée sur les causes neurophysiologiques de la dyslexie, de l’hyperactivité et des difficultés de concentration et de coordination.  Ses écris me renversèrent… Marie-Claude Maisonneuve, diplômée de l’institut de Neuro Psycho physiologie de Chester, mais aussi auteure du livre Maman, papa, j’y arrive pas!  a compris le développement des enfants et sait merveilleusement bien le vulgariser aux parents et professionnels.  

Même s’il peut parfois être aidant d’avoir une base en neurologie pour dévorer ses textes, celui que je vous propose ici est écrit tout simplement, soit avec le langage du cœur.  Marie-Claude Maisonneuve écrit:

“Je vois des parents reliés aux vrais besoins de leur enfant et qui par exemple continuent à le bercer alors qu’il n’en a plus vraiment l’âge.  Ils se l’entendent reprocher sous prétexte que cela va l’empêcher de grandir! De mon point de vue, c’est tout le contraire et ce sont eux qui ont raison.

Ce n’est que lorsqu’un enfant a été suffisamment bercé qu’il peut finir par s’en passer et acquérir ainsi une véritable autonomie.  Ce n’est que lorsqu’il a assez activé son réflexe de succion qu’il peut se passer de sucer son pouce. Ce n’est que lorsque son système vestibulaire a été assez stimulé qu’il peut trouver sa sécurité et dormir seul la nuit dans sa chambre.

La contrainte n’est pas une solution.  Je n’ai jamais vu un enfant forcé à devenir grand le devenir vraiment.  Ce n’est que lorsque son corps et son cœur auront reçu ce dont ils ont besoin que son système nerveux pourra guérir de ses blessures secrètes, c’est-à-dire ses manques .  El il pourra en bénéficier dans tous les domaines, physique, affectif aussi bien qu’intellectuel.”

Source: Maman, papa, j’y arrive pas! Comprendre et agir sur les causes physiologiques des difficultés scolaires et comportementales de son enfant de Marie-Claude Maisonneuve (éditions Quintessence) ou consulter le lien suivant pour l’intégral de cet article:  http://apprendreaeduquer.fr/pourquoi-bercer-bebe/

Comment est-ce que je peux motiver mon enfant?

« La réponse, VOUS NE POUVEZ PAS! Plus exactement vous pouvez réussir en stimulant l’enfant temporairement avec une menace ou la promesse d’une récompense immédiate, MAIS CE SERA AU DÉTRIMENT DE LA CAPACITÉ DE L’ENFANT DE SE MOTIVER À LONG TERME.

Encourager le développement de la motivation qui existe intrinsèquement dans la nature même de l’enfant est un but à long terme beaucoup plus constructif. (Enfant Mode d’Emploi vous montre comment.)

La véritable motivation reflète les inclinations véritables de l’individu et non pas les valeurs et les attentes des personnes qui sont importantes pour lui. Lorsqu’on essaie de motiver l’enfant en l’enjôlant ou en le pressant d’accepter ce que les parents veulent de lui, on est à des années-lumière de la promotion de la croissance de sa motivation naturelle, celle qui émane de lui. La première est imposée à l’enfant, la seconde se passe à l’intérieur et l’enfant y participe activement. »  Dʳ Gabor Maté

(suite…)

Mon expérience avec un cheval…

C’est avec plaisir que je souhaite partager avec vous une expérience vécue il y a quelques années. Cette expérience fut un moment de grande prise de conscience et vous la partager pourrait éclairer votre quotidien.

J’étais en weekend de ressourcement/thérapie avec des chevaux. Après avoir « évolué » toute la fin de semaine avec les chevaux, je me suis retrouvée le dimanche après-midi avec un cheval et un exercice à faire avec lui. L’accompagnatrice nous explique la consigne : faire le parcours en marchant à côté du cheval et lui faire exécuter une série d’épreuves.

Le cheval qui m’a été assigné était un cheval dominant qui venait juste d’être mis à la retraite par Cavalia. Je me suis dit : « Bon, ça va aller. Je dois être confiante et trouver mon énergie de leader. Il va me suivre, on va compléter le parcours et, comme d’habitude… je devrais réussir. » Et c’est ce qui s’est produit! Tout a bien été et tous ont été impressionnés par mon énergie de leader. J’étais donc dans un petit « high » comme on dit : le « high du gagnant ».

Et là, l’accompagnatrice m’a demandé :

« À telle épreuve, comment ton cheval se sentait-il? »

« Qu’est-ce que tu as apprécié dans l’expérience d’ÊTRE avec ce magnifique cheval? »

« As-tu pu sentir si Moksha avait aimé son expérience et aimé être avec toi? »

« Comment as-tu vécu cette expérience de collaboration et d’apprentissage mutuel? »

Je ne savais pas quoi répondre à ces questions. Et là, tout m’a sauté au visage. J’ai réalisé combien j’étais encore dans le faire et non dans le vivre et le ÊTRE avec l’autre.

Je suis passionnée de chevaux. Je n’ai pas de chevaux et je n’ai que très rarement l’occasion d’en voir. Pourtant là, en présence d’une magnifique bête, ma seule préoccupation du moment était de finir un parcours dans la réussite et de faire ce qu’il fallait pour y arriver!

Vous faites des liens avec votre vie? Avec vos relations avec vos enfants? Vos élèves?

Quel est le but de notre quotidien avec eux? Leur transmettre des apprentissages scolaires?  Les garder bien propres, bien élevés et en faire des personnes avec certains critères extérieurs pour avoir l’air de bons leaders et de personnes qui savent ce qu’elles font?

Ou est-ce plutôt de vivre des expériences de partages agréables dans nos relations avec les autres?

Et si, en mettant nos priorités aux bons endroits, nous pouvions atteindre les 2 objectifs?

Dans cette expérience, on peut voir le lien entre l’attitude de leader qui veut réussir cette « relation » avec le cheval pour atteindre les objectifs nommés au début de l’activité et celle qu’on a en tant que parents envers nos enfants : nous avons l’objectif de faire des enfants bien élevés (peu importe ce que veut dire ce mot pour chacun) et on ne s’intéresse que très peu à ce que cette relation peut nous faire ressentir et faire ressentir à l’autre, car il y a une réussite à atteindre.

Il est possible d’apprendre, lors de nos formations, comment changer ces anciennes habitudes ancrées dans le système nerveux. Venez apprendre comment vivre le quotidien que vous voulez.

En une journée de formation, Enfant Mode d’Emploi vous montre le chemin vers de nouveaux types d’habitudes. Celle de l’écoute de soi, de l’autre et aussi, chose essentielle, comment encadrer le tout dans un système de règles et de conséquences clair et efficace.

Mélanie